Pierre Hanot,à la télé, c'est sur RIV54, qu'ils en soient remerciés... : http://www.riv54.com/la_television_locale/videos.php?idcateg=14
1948, Marseille, le sous-lieutenant Polmo embarque sur le Cap Tourane à destination de l’Indochine où il rêve de se couvrir de gloire. Après une traversée rocambolesque, vient enfin l’heure du combat contre un ennemi insaisissable, dans la boue et les rizières. Très vite confronté à la réalité d’une guerre perdue et d’une cause inique, Polmo voit ses dernières illusions s’évanouir…
L'Accoudoir en parle...
La presse, dityrambique :

Actions-Suspens !
Le Mague en parle !
L'article de Nadine Monfils, dans Focus :
Ca n’arrive pas souvent dans une vie de tomber sur un bouquin extraordinaire qui vous tatoue des images dans le cœur. C’est le cas ici. Servie par une gouaille à nulle autre pareille, qui n’a rien à envier à Audiard et à ses tontons flingueurs, l’histoire nous plonge d’abord en 1948, en pleine guerre. Le sous lieutenant Polmo embarque pour l’Indochine. Voyage houleux et dantesque dans l’enfer des déchiquetés où Dieu n’a jamais mis une babouche. Mais « la foi récompense les passions ou pardonne des médiocrités ». Comme des pâquerettes dans un champ de mines, les putes viennent apporter un peu de baume aux burnes. Et Polmo tombe amoureux de Zeinab qui lui a refilé la chaude pisse ; détail qu’il occulte car l’amour est un conte de fées sans morpions. « Si on n’y prend pas garde, on cumule de la graisse sur le cœur, on s’empâte dans l’égotisme, la surcharge pondérale étouffe les élans, on succombe d’embonpoint, on clamse de désamour ». Polmo va clamser, mais pas de ça.
On va le retrouver en…2109 ! Avec presque deux siècles au compteur ! Pas possible ? Si. Dans l’univers complètement baroque, déjanté et délicieusement saupoudré de senteurs des mille et une nuits de Pierre Hanot, tout peut arriver. On meurt comme on danse, on baise comme on éclate en morceaux et on ressuscite au bout d’une corde de pendu ou au milieu d’un troupeau d’antilopes.
Il faut dire que Pierre Hanot ressemble à ce qu’il écrit. Chanteur de rock dans les prisons, gueule de dur à cuire au cœur en guimauve, ce Pierrot lunaire a trébuché sur la grande rousse quand il était petit. Il est écrit qu’il fut aussi ex-vendeur de revues pour aveugles et diffuseur de parfums exotiques ! Son récit rocambolesque et foutrement poétique nous scotche et nous embarque pour un voyage mouvementé, avec aux commandes de ce navire de papier, un capitaine qui a un talent fou pour manier l’art du tragi-comique.
Un mélange de « la croisière s’amuse » et de « Cuirassé Potemkine » ! Génial !!!
Nadine Monfils 5/5 220P